Le premier métro de Hô Chi Minh-Ville
mis en chantier
lundi 25 février 2008.
Le premier ligne de métro de Hô Chi
Minh-Ville a été mis en chantier le 21 février, dont les premiers travaux concernent la construction du dépôt sur 26 ha dans le quartier de Long Binh, 9e arrondissement.
Reliant Bên Thành à Suôi Tiên, le métro traversera les 1er, 2e et 9e arrondissements et ceux de Binh Thanh, Thu Duc et le district
de Di An, province de Binh Duong. D’une longueur de 19,7 km, la ligne comprend 14 stations, dont celle de tête sera construite devant le marché Bên Thành et le terminus à la gare routière Suôi
Tiên. Un tronçon d’environ 2,6 km de ce métro traversant le centre-ville sera souterrain, le reste sera aérien en traversant le fleuve Saigon.
Le projet nécessite un investissement de 1,9 milliard de dollars, dont 905 millions proviennent d’APD de la Banque japonaise de
coopération internationale (JBIC). La société japonaise Nippon Koei en sera l’adjudicataire principal.
Non seulement le métro…
Cet ouvrage devrait être fini fin 2013 et mis en service début 2014. Une fois opérationnel, la ligne 1 sera une voie ferroviaire
importante pour le transport public intra-muros de la ville, d’une capacité journalière de 526.000 passagers. Les gens mettront une trentaine de minutes pour aller du marché Bên Thành à la gare
routière Suôi Tiên. De 2014 à 2020, la capacité de cette ligne serait portée à environ 160.000 passagers par jour. La ligne 1 permettra de "compléter le réseau de transport, désengorger la
circulation et d’inciter au développement socioéconomique" de Hô Chi Minh-Ville, a avancé le ministre des Communications et des Transports, Hô Nghia Dung, à la cérémonie de lancement des travaux.
Les experts n’excluent pas la possibilité de prolonger cette ligne vers la ville de Biên Hoà (province de Dông Nai, voisine de Hô Chi Minh-Ville).
La ligne Bên Thành-Suôi Tiên est la première parmi les 6 métros déjà approuvés par le gouvernement à l’horizon de 2020. Le second
reliera Bên Thành à Tham Luong et le troisième Bên Thành à la gare routière Miên Tây. Pour ces lignes, la Banque d’État et la mairie de Hô Chi Minh-Ville ont reçu près de 1,7 million de dollars
d’aide non remboursable du gouvernement japonais. Selon les prévisions, ces projets devraient être lancés dès le mois d’avril prochain.
Le quatrième métro, reliant le 12e au 4e arrondissement sur près de 16 km, nécessite un investissement de quelque 1,3 milliard de
dollars provenant d’aide publique au développement. Le groupe chinois Sfeco est en train de réaliser l’étude de faisabilité de ce projet. Si tout va bien, la construction de cette ligne devrait
démarrer en 2010 pour s’achever en 2016.
Concernant le projet de 5e ligne (15 km), au départ de la gare routière du 8e arrondissement jusqu’au pont Saigon, il pourrait
également faire l’objet d’une étude de faisabilité dès cette année. Selon les experts, les travaux en nécessiteraient environ 900 millions de dollars d’investissements. Pour ce qui est de la
dernière ligne de métro (environ 6 km), déjà approuvée par le gouvernement, l’investissement nécessaire pour relier Bà Queo à Phu Lâm devrait être moins élevé, à environ 320 millions de
dollars.
Chacun des 6 métros assurera la liaison entre le centre-ville et les agglomérations périphériques.
…mais aussi le tramway…
Outre le métro, la mégapole du Sud a l’intention de construire 3 tramways d’une longueur totale de 35 km sous forme de CET
(construction-exploitation-transfert). La première rame devrait être située sur l’avenue Dông-Tây, la seconde entre Binh Chanh et l’agglomération de Thu Thiêm et la dernière, entre
l’arrondissement de Go Vâp et le parc de logiciels Quang Trung.
Maintenant, les transports en commun ne satisfont qu’à environ 5% des besoins de la population. Ainsi, que 95% des Saigonais
utilisent des moyens individuels est une des causes de la surcharge des infrastructures et des embouteillages. D’ici 2010, l’autobus sera un autre moyen de transport en commun principal de la
mégapole du Sud.
Selon Lê Toàn, directeur adjoint du Service municipal des travaux de la voirie, afin de réduire la pression intra-muros, la
municipalité met l’accent sur le développement des voies périphériques. Parmi elles, la construction des boulevards périphériques N°s2 et 3, des autoroutes reliant Hô Chi Minh-Ville aux provinces
de la Région économique de pointe du Sud, des voies ferrées aériennes, et l’élargissement des avenues conduisant aux portes d’entrée de la ville devraient être lancés dans les mois qui
viennent.
…et les voies d’eau
Les ports situés à proximité de Hô Chi Minh-Ville, par où transitent plus des ¾ des marchandises importées et exportées par le
Vietnam, provoquent une surcharge aux infrastructures de communications de la ville. Lê Công Minh, directeur général du port de Saigon, juge nécessaire de construire cette année un réseau de
ports en eau profonde dans la région de Cai Mép-Thi Vai (Bà Ria-Vung Tàu) et Hiêp Phuoc (Hô Chi Minh-Ville) afin de réduire la pression exercée sur les axes de circulation de la ville.
À Cai Mép-Thi Vai, le port international Saigon SSA, coentreprise entre Port de Saigon et le groupe américain SSA, pourrait être
mis en chantier dans le premier semestre de cette année. Doté d’un capital de 280 millions de dollars, Saigon SSA entrerait en service en 2010. Le port international de Cai Mép, d’un
investissement de plus de 200 millions de dollars, investis par Port de Saigon et la société danoise Maersk A/S, devrait être mis en chantier d’ici la fin de l’année.
Le port de Hiêp Phuoc, d’un investissement de 160 millions de dollars, serait pour sa part prochainement construit pour accueillir
en 2010 les ports de Nhà Rông et Khanh Hôi transférés hors de Hô Chi Minh-Ville. À noter que, démarrée en octobre 2007, la construction du port de Thi Vai, investi par Port de Saigon et la
compagnie singapourienne PSA Vietnam, serait aussi achevée en 2010.
Trung Khanh-Long
Hoàng/CVN (22/02/2008)
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